Torse d’Hercule

- Date de création
- période impériale romaine
- Matériau
- Marbre
- Dimensions
- l. 31 x L. 70 x P. 22 (cm)
- Numéro d’inventaire
- 2000.311.50
- Fouilles archéologiques
- Fouilles Alexandre Du Mège 1826-1830
- Crédits photographiques
- Daniel Martin
Le corps est acéphale et dépourvu de ses bras ; les jambes sont mutilées jusqu’à la partie inférieure des cuisses. On reconnaît cependant la léontée, nouée autour du cou, qui ne laisse pas de doute quant à l’identité du personnage. De même, le traitement de la masse musculaire de ce haut-relief rappelle immédiatement le travail des sculpteurs de l’atelier de Chiragan. Dans la partie gauche, la ligne oblique formée par la poitrine, dont le pectoral droit apparaît plus élevé, et la tension des muscles latéraux laissent deviner que le héros levait franchement le bras droit. Ce mouvement du membre supérieur, de même que l’écartement des cuisses, trouvent un parallèle, au sein du même cycle, dans le corps d’Hercule combattant l’hydre de Lerne.
À moins que la suite des Travaux d’Hercule n’ait comporté une ou deux scènes complémentaires, comme nous en avions précédemment émis l’hypothèse, ce fragment pourrait avoir fait partie de l’épisode de la biche de Cérynie. On distingue en effet, dans les réserves, quelques sabots fendus et d’autres fragments de pattes qui pourraient avoir appartenu au cervidé. Dans l’iconographie, Hercule immobilise conventionnellement le ruminant à l’aide de son genou gauche tout en le maintenant des deux mains par les bois, bras droit abaissé et projeté en avant du buste. C’est ainsi qu’il est représenté sur de nombreux sarcophages et, même si bien plus rarement, sur quelques œuvres en ronde-bosse telles qu’une statue acéphale de moyen format, récemment acquise par The Art Institute of Chicago
(inv. 2023.3050) A. Coliva, Museo e Galleria Borghese (éd.), ; I Borghese e l’antico : [exposition, Galerie Borghese, Rome, 7 décembre 2011-9 avril 2012], Milan, 2011 ; , p. 183..
Mais il existe une variante de cette scène qui met en scène le fils de Jupiter, prêt à asséner un coup de massue au cervidé du bras droit, levé très haut. On peut citer, entre autres exemples, un sarcophage de la seconde moitié du IIe siècle de n. è., conservé au Palais ducal de Mantoue, dans l’appartement dit de Troie
(inv. Gen 6751) P.F.B. Jongste, ; The Twelve Labours of Hercules on Roman Sarcophagi (Studia Archaeologica), Rome, 1992 ; , 73. L. Ventura, ; Il collezionismo di un principe : la raccolta di marmi di Vespasiano Gonzaga Colonna, Modène, 1997 ; , 81-84. , ainsi qu’un relief figurant sur une base de statue romaine conservée à Copenhague J.S. Østergaard, ; Imperial Rome : Catalogue, Ny Carlsberg Glyptotek, Copenhagen, 1996 ; , p. 188-189, no 93. L.I.M.C., ; Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae, s. d..
Pascal Capus
Bibliographie
- Joulin 1901 L. Joulin, Les établissements gallo-romains de la plaine de Martres-Tolosane (Mémoires présentés par divers savants à l’Académie des inscriptions et belles-lettres), Paris. p. 91 et pl. VIII, no 95 B
Pour citer cette notice
Capus P., "Torse d’Hercule", dans Les sculptures de la villa romaine de Chiragan, Toulouse, 2019, en ligne <https://villachiragan-apercu.studi-o.dev/ark:/87276/a_2000_311_50>.